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07/03/2013

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Co-développement entre le Cetim et SFH pour le compactage et la valorisation les boues d’usinage

28/09/2011
Principale avancée technique : les boues considérées auparavant comme non compactables peuvent désormais être compactées et deviennent source de revenu supplémentaire pour les PME mécaniciennes.

Le traitement des boues d\'usinage constitue un problème récurrent pour les entreprises mécaniciennes. Pour y remédier, le Cetim (Centre technique des industries mécaniques) a co-developpé avec la société SFH des presses capables de les compacter. Les produits sont ensuite valorisés en fonderie ou en aciérie et constituent une source de revenu supplémentaire.

En co-développement avec le Cetim, la société SFH, spécialiste de l’hydraulique, a mis au point une gamme de compacteurs pour les boues d’usinage. Ces machines permettent de récupérer et de réutiliser les fluides de coupe et par conséquent de réduire la quantité d’effluents à traiter en externe. Après compactage, les boues sont valorisables chez les fondeurs ou les aciéristes. Résultat : la gestion des déchets génère un gain financier au lieu d’entraîner une dépense.

L’idée de cette machine, SFH la doit à une écoute attentive des besoins des clients. De fait, en mécanique, la vente des copeaux, qui peuvent représenter 80% de la masse usinée, constitue toujours une ressource annexe. Mais l’élimination des boues d’usinage représentent, elle, toujours un coût. Pour répondre à ce besoin, il a donc fallu concevoir et fabriquer des compacteurs conçus dès l’origine pour les boues d’usinages, de manière à pouvoir les valoriser. C’est aussi une opportunité pour SFH de développer une nouvelle gamme de machines et d’exploiter un nouveau marché.

Grâce au co-développement, SFH bénéficie de l’expérience du Cetim

SFH travaille aujourd’hui sur trois marchés : un marché régional de composants hydrauliques et pneumatiques, un marché national de systèmes hydrauliques haute-pression, et un marché national et international de compacteurs à copeaux et de systèmes de filtration des liquides de coupe.

« Nous sommes une PME, nous avons une approche pragmatique de nos développements et nous avions besoin de quelqu’un qui soit capable de prendre du recul par rapport à la question étudiée et de l’analyser au niveau théorique, constate Yves Marnas PDG de SFH. Nous voulions aboutir à une solution pérenne et nous savions que le Cetim travaillait depuis une quinzaine d’années sur le traitement des boues d’usinage. Nous nous sommes alors rapprochés des experts du Centre pour bénéficier de leur expérience et de leur connaissance du marché. »

Grâce à ce partenariat avec le cetim, SFH a développé des machines capables de compacter des boues d’usinage. Ces compacteurs peuvent traiter de 25 à 200 kg de boues classiques à l’heure. Une très grosse machine dédiée au traitement des boues sèches, type calamine, peut monter jusqu’à 500 kg/h.

En plus du co-développement avec le Cetim, SFH a bénéficié d’un crédit impôt-recherche et d’une caution d’Oséo auprès de ses banquiers. Dans ce type de contrat, le Cetim est un partenaire qui s’investit dans le développement du projet à travers un apport de compétences et devient directement intéressé à la réussite de celui-ci. Son intervention n’est pas facturée à l’entreprise, ce qui soulage sa trésorerie. Le Centre est rémunéré, via des royalties, sur les ventes du produit. « Le Cetim nous a fait bénéficier de sa connaissance de la législation, de sa connaissance des besoins des entreprises mécaniciennes, de ses compétences techniques, ainsi que de ses capacités de gestion de projet », énumère Yves Marnas.

L’avis de Denis Eymard, Délégué à l’innovation et à la valorisation au Cetim

« Le co-développement est une offre originale qui conjugue un apport de savoir-faire, le partage des risques et l’aide au financement. L’utilisation du CIR pour un montant double de la facturation pour des prestations éligibles vient renforcer ce dispositif de soutien à l’innovation. Ainsi, si les dépenses de R&D sont confiées au Cetim ou à un autre centre technique, une université ou un organisme public, la base de calcul du CIR (pour 100 000 euros dépensés) est doublée et son montant porté à 60 000 euros. Pour une entreprise nouvellement bénéficiaire du régime (après le 01/01/08) qui externalise 100 % de ses dépenses de R&D éligibles au CIR auprès d’organismes publics, d’universités ou de centres techniques, le CIR sera égal au montant total de ces dépenses la première année et 80 % la seconde année. »

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