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SIMODEC 2014 : Le SNDEC, partenaire du SIMODEC et pilote du projet EXP...

06/02/2014

À l’occasion de la conférence qui s’est tenue ce mardi 4 février dans le cadre d...

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Lionel Baud, président du S.N.DEC, était convié jeudi à rencontrer Nicolas Sarkozy, Président de la République, à l'occasion de sa visite à Annecy pour annoncer ses mesures de soutien à l'économie : une rencontre nettement bénéfique pour l'ensemble de la

27/10/2008
A l'invitation de Michel Bilaud, Préfet de Haute-Savoie, Lionel Baud, président du S.N.DEC, était convié hier à rencontrer Nicolas Sarkozy, Président de la République à l'occasion de sa visite à Annecy pour annoncer ses mesures de soutien à l'économie. A la suite de la visite de l'entreprise Mecalac Ahlmann d'Annecy-le-Vieux (construction d'engins de travaux publics), une table ronde avait été organisée autour de Nicolas Sarkozy afin de débattre des difficultés actuelles des PME-PMI françaises en général, et de Haute-Savoie en particulier.

Etaient présents autour du Président de la République sa Ministre de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi Christine Lagarde, Luc Chatel, Secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, Hervé Novelli, Secrétaire d'Etat chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Eric Besson, Secrétaire d'Etat chargé du Développement de l'économie numérique, Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale et Député de Haute-Savoie, Raymond Soubie, conseiller auprès de Nicolas Sarkozy et François Pérol, Secrétaire général adjoint de l'Elysée.

Pour l'industrie, Guy Métral, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Haute-Savoie, figurait aux côtés d'Henri Marchetta, PDG de Mecalac Ahlmann, Jacques Lacroix, PDG de Maped, Jean-Yves Barnavon, Directeur général du Crédit Agricole des Savoie, Cyril Gouttenoire, Délégué général d'OSEO pour les Savoie, et Lionel Baud, PDG de Baud Industries.

Au cours de cette table ronde, Lionel Baud, au nom de la Filière Décolletage, a ainsi pu aborder quatre sujets brûlants de l'actualité des PME-PMI, qui constituent l'immense majorité des entreprises de la Filière.

> Concernant les besoins de financement des entreprises :
« Nous constatons que les PMI qui innovent et qui ont de bons projets de développement trouvent sans plus de problèmes qu'avant les financements appropriés auprès de nos banques régionales et avec le soutien fort d'OSEO. Et nous souhaitons bien évidemment qu'il en reste de même à l'avenir. Mais justement, Monsieur le Président, comment l'Etat envisage-t-il de s'assurer que les banques vont bien continuer à nous accompagner, suite aux garanties apportées au secteur bancaire ces derniers jours ? »

> Concernant le système de notation de la Banque de France :
« Je vous fais aussi part, au nom de tous mes confrères entrepreneurs, de notre souhait de voir assoupli le système de notation de la Banque de France et des assurances de crédit, qui doit nécessairement évoluer et s'adapter face à une situation économique donnée, celle que nous vivons actuellement en est un exemple particulièrement bien précis. Après tout, s'adapter, n'est-ce pas que nous, nous faisons tous les jours ? Nous proposons donc que toute décote d'une entreprise envisagée par la Banque de France et les assurances de crédit s'accompagne d'un moratoire de six mois sur la notation de cette entreprise afin que celle-ci ait les moyens de démontrer aux analystes et aux assureurs de crédit si sa baisse de crédibilité supposée est réellement structurelle ou plutôt conjoncturelle. Est-ce possible d'envisager une telle mesure ? »

> Concernant la Taxe Professionnelle :
« Monsieur le Président, quand est-ce que la Taxe professionnelle, cet impôt qui pénalise nos investissements, sera réaménagée ? Il en va de la compétitivité de nos PMI, notamment dans les domaines de l'innovation, de l'export et de l'attractivité de nos entreprises auprès des Jeunes. Nos PMI qui ne licencient pas, qui ne délocalisent pas, et qui ne sont pas assez entendues? à part bien sûr aujourd'hui? et nous vous en remercions. »

> Concernant les délais de paiement :
« Vous connaissez sans doute, Monsieur le Président, la véhémence de tous les entrepreneurs face aux tristement célèbres « délais de paiements »? Comme le disait très justement le 13 septembre dernier M. Hervé Novelli, ici présent : « Le passage d'un délai de paiement de 68 jours à 57 jours permet de dégager 4 milliards d'euros de trésorerie supplémentaire pour les entreprises. »
La Loi de Modernisation de l'Economie promulguée par vous le 4 août dernier fixe au 1er janvier 2009 le passage au délai de paiement à 60 jours. Or, il n'est un secret pour personne que des pressions montent de toutes parts pour tenter de faire reculer cette échéance.
Rappelant rapidement que cet élément de cette LME si chère à vos yeux a pris corps ici même, dans la Vallée de l'Arve, grâce aux parlementaires haut savoyards ici présents et nos actions avec la Fédération de la Mécanique? je réaffirme donc devant vous le caractère VITAL de l'application de cette Loi selon le calendrier prévu. Et je vous demande de nous informer sur les mesures qui ont été mises en place par le Gouvernement pour :
- Faire respecter ce calendrier.
- Limiter le nombre de dérogations
- Assurer le contrôle de l'application de la Loi auprès des commissaires aux comptes des entreprises.
»

Entendues, les PME-PMI l'ont été au travers de Lionel Baud, puisque, après des réactions extrêmement positives de Nicolas Sarkozy sur ces sujets lors de la table ronde, celui-ci s'est transporté à Argonay pour y annoncer ses mesures de soutien à l'économie dans un discours fort qui marque la reprise en main de l'économie par le politique face à l'emprise des marchés financiers.

Ainsi, parmi les nombreuses mesures annoncées, plusieurs concernent directement la vie quotidienne et immédiate de nos entreprises :

> Suivre la façon dont les banques accorderont les prêts :
Alors que « l'Etat est venu puissamment en appui des banques », le chef de l'Etat veut protéger les entreprises françaises d'un risque d'assèchement du crédit provoqué par la crise financière. Il a annoncé la création d'un poste de « médiateur du crédit, qui sera à la disposition des entreprises françaises qui auront des difficultés pour accéder au crédit ». Ce médiateur « suivra, département par département, la façon dont les prêts sont accordés par les banques. » Le chef de l'Etat nommera à cette fonction René Ricol, commissaire aux comptes et auteur d'un rapport sur la crise financière remis début septembre à l'Elysée.

« Je veux que toute entreprise qui aurait un problème de crédit auprès de sa banque puisse appeler le médiateur national et que chacun sache que les crédits que nous avons mis sous forme de garanties ou de fonds propres à la disposition des institutions financières, nous voulons que cela se retrouve dans le financement des PME. » Le chef de l'Etat réunira la semaine prochaine tous les préfets et les trésoriers-payeurs généraux pour leur demander d'assurer un suivi précis sur l'évolution du crédit dans leur département. L'objectif est de « recenser les situations qui posent problème et publier banque par banque, département par département, la politique de crédit des établissements financiers ».

Les banques françaises, en échange du plan de soutien de 360 milliards d'euros en leur faveur, ont pris des engagements à l'égard des PME. Pour les petites sociétés, les banques promettent notamment un « accompagnement plus étroit » afin de subvenir à leurs besoins en fonds de roulement.

> Eviter les retraits d'assurances crédit :
Des discussions seront aussi engagées avec les assureurs crédit et la Caisse centrale de réassurance (CCR, établissement public de réassurance) afin d'examiner les conditions dans lesquelles la CCR pourrait prendre le relais des assureurs crédit pour éviter des retraits d'assurance brutaux.

> Exonération immédiate et totale de taxe professionnelle pour les nouveaux investissements : Le chef de l'Etat a annoncé une exonération totale et définitive de taxe professionnelle pour les investissements réalisés entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009. Les investissements concernés ne seront pas inclus dans l'assiette de la taxe professionnelle. Le manque à gagner pour les collectivités territoriales sera compensé par l'Etat. La réforme définitive de la taxe professionnelle sera, elle, arrêtée au vu des conclusions des travaux du Comité pour la réforme des collectivités locales.

> Rester ferme sur les délais de paiements :
Non abordé dans le discours du chef de l'Etat, ce sujet a en revanche fait l'objet d'une vive réaction de sa part lors de la table ronde. Nicolas Sarkozy s'est ainsi montré très ferme sur l'application de la Loi au 1er janvier et a réaffirmé non seulement sa résistance face aux multiples pressions dont il est l'objet, mais également son regret de ne pas « y être allé plus vite et plus fort »?

Au vu des annonces faites par Nicolas Sarkozy hier à Argonay, la Filière Décolletage peut s'estimer satisfaite des premiers pas franchis et heureuse de constater que le monde industriel a été replacé au centre des préoccupations économiques au plus haut niveau de l'Etat.

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