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La fabrication additive entre dans l’ère industrielle (3/4)

02/12/2015
Dans la même voie, SLM Solutions propose une famille de machines industrielles, dont la SLM 280HL fabrique à une vitesse de 55 cm3/h des pièces dont le volume maximum est de 280 x 280 x 365 mm. L’utilisateur a le choix entre plusieurs configurations laser : une source de 400 W ou deux sources (400 W et 1 000 W). La machine SLM 500 peut être équipée avec quatre sources de 400 W, ce qui améliore la productivité. Selon les spécialistes du constructeur allemand, cette configuration multi-laser combinée avec le système (breveté) bidirectionnel de recouvrement du lit de poudre améliore la vitesse de construction de 90 % par rapport à la solution avec deux sources de 400 W.


SLM Solutions propose une famille de machines industrielles, dont la SLM 500 qui peut être équipée avec quatre sources laser. (Source : MS)


Signalons aussi l’arrivée en France de Sciaky avec son procédé de fabrication additive par faisceau d’électrons qui utilise un fil métallique représenté par le groupe, lyonnais x3D. Une solution qui, selon ses concepteurs, présente de meilleures performances que les autres solutions de fabrication additive existantes sur le marché. « A première vue ce système semble assez complexe. Alors, il faut voir la machine avant de se prononcer », juge cependant Didier Boisselier, expert à l’Irepa Laser.

fabrication additive chargement poudre
La machine SLM 300i de Realizer a un système de chargement de la poudre intégré. (Source : MS)


Utilisant le même procédé de fusion par faisceau d’électrons, mais d’une poudre métallique au lieu d’un fil, les machines d’Arcam sont utilisées aussi bien dans l’aéronautique que dans le médical. Le constructeur suédois propose une machiné dédiée à la fabrication aéronautique, la A2X, dont la chambre de construction est prévue pour de très hautes températures (1 100 °C) , un atout pour pouvoir produire des pièces en TiAl et Inconel 718.

fusion metallique faisceau electron
Plébiscité par les utilisateurs, le système de fusion métallique par faisceau d’électrons d’Arcam fabrique différentes pièces complexe. Ici des prothèses médicales. (Source : MS)


L’avancée des équipements vers les qualités d’une vraie machine-outil est illustrée par une autre tendance du marché : les solutions hybrides qui allient fabrication additive et usinage en une machine unique. Seul présent au salon dans la catégorie de ces « machines hybrides », Matsuura propose une version revue et corrigée de sa machine Lumex. L’équipement, qui mérite à lui seul un article, profite de l’expérience du constructeur japonais dans le domaine de l’usinage à grande vitesse. Il dispose aussi d’une vraie commande numérique et d’une FAO (fabrication assistée par ordinateur) maison. Destiné à la fabrication des outillages très complexes (canaux de refroidissement en 3D, structures poreuses, etc.), la machine allie un système de fabrication additive par fusion de poudres métalliques (fournies par Matsuura) avec un dispositif UGV (broche de 45 000 tr/min). Une solution qui élimine le recours à l’électroérosion et aux travaux d’assemblage, ce qui permet, selon le constructeur des gains sensibles. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : réduction du temps de conception d’environ 53%, du processus de FAO de 83% et du temps d’usinage de 80%. Le cycle total de fabrication d’un outillage est ainsi réduit de 38,9% et il en résulte la division par deux des coûts. Réduction du poids, personnalisation, ajout de fonctionnalités… les avantages sont multiples. Un assemblage de onze pièces qui pèse 6,9 kg et qui produit un déchet dont le volume est de 3 142 cm3 fabriqué par des moyens conventionnels peut être réalisé par la machine Lumex en une seule pièce, qui pèse 4,2 kg et avec 195 cm3 de déchets. Exposées au salon, les pièces réalisées par l’équipement du constructeur ont attirées plus d’un visiteur. « La qualité de ces pièces est impressionnante », confirme Didier Boisselier de l’Irepa Laser qui se pose de questions toutefois sur le traitement de petits copeaux qui résultent de l’usinage et peuvent influencer la qualité de la fabrication additive.

machine hybride fabrication additive
Les pièces fabriquées par la machine hybride Lumex de Matsuura ont impressionné les visiteurs par leur qualité. (Source : MS)


Accès aux autres parties du reportage :
La fabrication additive entre dans l’ère industrielle (1/4)
La fabrication additive entre dans l’ère industrielle (2/4)
La fabrication additive entre dans l’ère industrielle (4/4)
Mirel SCHERER
Mirel SCHERER
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